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Aimé Césaire et ses mots gravés au Panthéon …

Article publié le 2 février 2018 | Laisser un commentaire.

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« J’habite une blessure sacrée/j’habite des ancêtres imaginaires/j’habite un vouloir obscur/j’habite un long silence/j’habite une soif irrémédiable/j’habite un voyage de mille ans/j’habite une guerre de trois cents ans… » 

 

Moi, laminaire dernier livre d’A.Césaire en 1982

Le poète se définit dès le titre, se comparant aux laminaires qui sont de longues algues accrochées aux roches sous-marines des Iles Caraïbes. Ces algues battues par les flots sont le symbole d’une identité déterminée par la mer, par le vent, mais aussi par cette impossibilité d’enracinement qui sonne comme un échec pour Césaire : on sait combien la négritude fut, pour lui, le moyen de se rattacher à un passé, à une tradition pour mieux imaginer ce Nègre nouveau auquel il aspire pour lui-même et pour son peuple.

Les limites de la négritude ont peut-être été atteintes car celle-ci n’a pas su fermer la blessure de la déportation, ni étancher la soif du renouveau. Seule la poésie, mémoire de la langue mise en valeur dans ce recueil consacré à la valence et à la poétique des mots, peut-elle encore faire barrage contre le désastre et la « torpeur de l’histoire ».

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