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L’affaire dite du Fantôme de Heilbronn …

Article publié le 25 février 2013 | Laisser un commentaire.

La tueuse fantôme

15 ans de questions sans réponses. 15 ans à guetter en vain la moindre erreur, le moindre faux pas qui les mettraient sur une piste. Pour les enquêteurs allemands, le fantôme d’Heilbronn reste un mystère, la plus grande énigme criminelle de l’histoire.

L’affaire dite du Fantôme de Heilbronn est une série de crimes et délits connectés entre eux par des analyses ADN suggérant à chaque fois l’implication de la même femme. Ces crimes se sont déroulés principalement en Allemagne et en Autriche, le premier meurtre connu datait de 1993 et les derniers de 2008. En fait, l’ADN en question provenait d’une contamination des bâtonnets de prélèvement à l’usine de fabrication et pas de l’implication d’une seule et même personne dans ces crimes.

Le nom vient de la ville d’Heilbronn dans le Bade-Wurtemberg où une jeune policière avait été tuée d’une balle en pleine tête, meurtre de sang froid et apparemment gratuit qui avait ému l’Allemagne. Lors de l’enquête, une empreinte recelant un ADN avait été prélevée dans la BMW des policiers. Cet ADN sera retrouvé lors de plusieurs affaires criminelles non élucidées dans différents endroits d’Allemagne, d’Autriche et un braquage en France (à Arbois dans le Jura), permettant aux enquêteurs d’attribuer l’ensemble de ces affaires à une mystérieuse tueuse en série.

En mars 2009, l’attribution de ces meurtres en une seule et même personne se révélera finalement être une erreur due à une contamination du matériel de prélèvement. En effet, le journal allemand Bild révèle que l’ADN prélevé sur les scènes de crime et supposé être celui d’une tueuse en série était en réalité celui d’une employée de l’entreprise qui fabriquait les cotons tiges servant à prélever les échantillons d’ADN, l’information reprise par les médias allemands sera confirmé par le parquet d’Heilbronn. De plus, l’institut de médecine légale de Hombourg (Sarre) réalisa des tests démontrant que des bâtonnets non encore utilisés par les services de police portaient le même ADN.

L’enquête mobilisa plus de 100 policiers en Allemagne et en Autriche avec plus de 1 400 pistes différentes suivies et plus de 2 400 vérifications d’ADN pratiquées5 et sera qualifié par les médias avant les révélations de mars 2009 du journal Bild de « plus grande énigme criminelle de l’Histoire « . Les policiers s’y référant eux sous le sigle UWP (en allemand : Unbekannte weibliche Person c’est-à-dire « Personne de sexe féminin inconnue »).

La suite de cet article sur ce lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fant%C3%B4me_d’Heilbronn

Quand les « experts » se trompent …

Souvent parée de toutes les vertus, l’ADN n’est pas la “reine des preuves” : erreurs de manipulation, d’analyse ou de conservation, “faux positifs“… les annales policières et judiciaires ont d’ors et déjà répertorié plusieurs cas de personnes, accusées et incarcérées, à tort, parce que leur ADN les désignait comme suspectes (voir Quand les “experts” se trompent). Plusieurs scientifiques tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme : les taux d’erreurs seraient bien trop importants.

En juin 2010, plusieurs utilisateurs de 23andme, l’une des entreprises proposant de décoder son propre ADN (voir L’avènement de la génomique personnelle), découvrirent, stupéfaits, qu’ils n’avaient pas le même ADN que leurs enfants, frères, soeurs, parents, ou bien qu’ils étaient noirs, ou asiatiques (alors qu’ils étaient blancs)…

Quelques jours plus tard, 23andme découvrit qu’il s’agissait d’une erreur, une plaque comportant 96 empreintes génétiques ayant été retournée, à 180 degrés, entraînant une confusion dans les noms de ses clients.

En décembre 2009, la société deCODE genetics, qui cherchait à concurrencer 23andme en proposant à ses clients une autre interprétation de leur ADN, avait expliqué à certains d’entre eux, à tort, qu’ils encourraient un risque élevé d’être atteint par la maladie d’Alzheimer : 23andme avait changé le format de ses données, mais deCODE ne s’en était pas aperçu, et continuait à utiliser une ancienne grille d’analyse…

La suite de cet article sur ce lien : http://www.internetactu.net/2010/12/09/adn-quand-les-experts-se-trompent/

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