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SAINT JAMES INFIRMARY, vieux blues encore et pour toujours

Article publié le 2 mai 2012 | Laisser un commentaire.

Christine♬♡

C’est ce vieux blues que j’ai choisi de vous faire écouter aujourd’hui, interprété par les plus grands, il a été écrit pour Louis Armstrong dans les années 1920 et depuis tant de versions sont venues s’ajouter à celles du Grand Louis, que je vous propose d’écouter maintenant :

photo : http://www.fotosearch.fr

Par Louis Amstrong :

Cisco Houston :


Hugh Laurie :


Big Bill  Broonzy :


Joe Cocker :


Doc Watson :


Pete Seeger :


Bobby Bland 



Paroles de « St. James Infirmary Blues »

Folks, I’m goin’ down to St. James Infirmary,
See my baby there ;
She’s stretched out on a long, white table,
She’s so sweet, so cold, so fair.

Let her go, let her go, God bless her,
Wherever she may be,
She will search this wide world over,
But she’ll never find another sweet man like me.

Now, when I die, bury me in my straight-leg britches,
Put on a box-back coat and a Stetson hat,
Put a twenty-dollar gold piece on my watch chain,
So you can let all the boys know I died standing Pat.


L’Hôpital Saint-James (Traduction – Adaptation : Polyphrène) 

Je descends à l’hôpital Saint-James
Pour y voir celle que j’aime
Elle git sur un long brancard blanc crème
Si douce, si froide, si blème

Je monte pour voir le docteur
Il dit « Je crains le pire »
Je descends revoir mon cœur
Qui rend son dernier soupir

Je descends au bar du vieux Joe
Tout au fond de la ruelle
Comme d’habitude il servait un pot
A la foule habituelle

A ma gauche, le vieux Joe McKennedy
Se dresse les yeux rougis
Se tournant vers la foule, il dit
Les paroles que voici

Qu’elle s’en aille, qu’elle s’en aille, Dieu la garde
En quelque lieu qu’elle soit
De par le monde, où qu’elle regarde
Elle ne trouv(e)ra pas meilleur homme que moi

Quand je mourrai, enterrez-moi
Avec mon chapeau et mes gains
A ma chaîne, une pièce d’or pour que mes amis voient
Que je suis mort avec une belle main

Que six joueurs veuillent porter mon cercueil
Qu’en chœur six chanteuses me rendent hommage
Qu’en cortège, vingt musiciens de jazz veuillent
Faire un bruit d’enfer au passage

Ma triste histoire est terminée
Mais buvons encore un coup quand même
Si les gens vous demandent, dites leur que j’ai
Le cafard de l’hôpital Saint-James

 

Saint James Infirmary

La plupart du temps, les chanteurs trépassent, et les chansons passent… quelques-unes restent, un temps, indéfectiblement attachées à un nom, parfois deux ou trois, mais rarement beaucoup plus. Et puis il y a celles qui parviennent, on ne sait trop comment ni pourquoi, à s’affranchir du carcan de la paternité musicale, et à voler de leurs propres ailes, survolant les plaines, les océans, et les décennies, transcendant les genres et les interprètes. Juste une poignées d’élues, à qui le sort à permis de gagner en vigueur quand leurs congénères s’effaçaient sans rien pourvoir y faire. C’est qu’il faut un sacré caractère pour réussir à s’emparer d’une âme qui passe, ou plutôt s’en construire une graduellement à partir de morceaux disparates récoltés chez les malheureux qui sont allés y regarder de trop près, et trouver ce chemin jusque dans ce bazar merveilleux à partir duquel se forment les mythes et s’assemblent des histoires qui n’appartiennent plus à personne et donc à tout le monde. Il faut du caractère, et il faut du temps aussi, parce qu’on s’en doute, on n’infuse pas une culture en cinq ans. Il y en a donc une poignée, qui ont eut la trempe de survivre aux années, de résister aux interprétations les plus habitées comme les plus douteuses, d’envoyer valdinguer les fantômes qui ont, un jour, il y a très très longtemps, tenté de se les accaparer, de ne sortir que plus fortes des amputations, mutations et autres douloureuses déformations qu’on leur a fait subir, pour finalement gagner le droit de se hisser, discrètement mais fièrement, en colporteuses d’un héritage trimballer depuis les chemins humides de Grande-Bretagne jusqu’aux sentier arides et poussiéreux du Far West, en passant par les marécages moites de la Nouvelle-Orléans.

Merci à Béatrice pour cet excellent article publié le 23/11/2010 sur son site,

voir le lien pour la suite  : http://www.inside-rock.fr/Saint-James-Infirmary

Christine♬♡

Merci à tous, merci Youtube et merci aussi à toi Patrice, mon mari, pour ce pur moment de bonheur que tu m’as fait partager il y a déjà si longtemps en chantant ce morceau, accompagné de ta guitare et en souvenir de nos 20 ans et des soirées blues et jazz dans le Caveau de la Huchette, le Caveau de la montagne, aux Trois Maillets et autres boîtes de nuit quand  tu m’as dit : tu ne connais pas le blues ? non ? alors viens  ……. et depuis ce jour, même sourde, j’écoute  !

9 commentaires

  1. Jacques a écrit:

    Merci beaucoup, c’est super.
    J’en connais d’autre, à bientôt…

  2. Christine♬♡ a écrit:

    Réponse à Jacques :
    Nous étions jeunes et beaux, certes moins jolis qu’aujourd’hui mais bon…
    Toi et tes promesses, j’en veux d’autres pour preuve, merci Jacques et bonne soirée !

  3. Jacques a écrit:

    L’Hôpital Saint-James

    Je descends à l’hôpital Saint-James
    Pour y voir celle que j’aime
    Elle git sur un long brancard blanc crème
    Si douce, si froide, si blème

    Je monte pour voir le docteur
    Il dit « Je crains le pire »
    Je descends revoir mon cœur
    Qui rend son dernier soupir

    Je descends au bar du vieux Joe
    Tout au fond de la ruelle
    Comme d’habitude il servait un pot
    A la foule habituelle

    A ma gauche, le vieux Joe McKennedy
    Se dresse les yeux rougis
    Se tournant vers la foule, il dit
    Les paroles que voici

    Qu’elle s’en aille, qu’elle s’en aille, Dieu la garde
    En quelque lieu qu’elle soit
    De par le monde, où qu’elle regarde
    Elle ne trouv(e)ra pas meilleur homme que moi

    Quand je mourrai, enterrez-moi
    Avec mon chapeau et mes gains
    A ma chaîne, une pièce d’or pour que mes amis voient
    Que je suis mort avec une belle main

    Que six joueurs veuillent porter mon cercueil
    Qu’en chœur six chanteuses me rendent hommage
    Qu’en cortège, vingt musiciens de jazz veuillent
    Faire un bruit d’enfer au passage

    Ma triste histoire est terminée
    Mais buvons encore un coup quand même
    Si les gens vous demandent, dites leur que j’ai
    Le cafard de l’hôpital Saint-James

    (Traduction – Adaptation : Polyphrène)

  4. Christine♬♡ a écrit:

    Merci Jacques, nous avions cherché cette bonne traduction sans résultat mais c’était sans compter sur Maître Jacques !….

  5. Jacques a écrit:

    Cassandre Wilson : http://www.youtube.com/watch?v=is3509xVm-c (Version beaucoup plus jazz qui est plus un pretexte pour impros ..)
    Va aussi voir par là: http://basnylonetmusiqueretro.wordpress.com/2009/11/15/st-james-infirmary-du-cafard-pour-leternite/
    Et vers la fin un lien pour écouter Janis Joplin…

  6. Christine♬♡ a écrit:

    Réponse à Jacques :

    La version de Cassandra Wilson (jazz) inspire ceci à Patrice : pourquoi pas interprétée par Dalida pendant que tu y es ! …. Mais bon, on te pardonne, les versions suivantes sont nettement supérieures ….
    http://www.youtube.com/watch?v=T8a85lQxLiQ&feature=watch_response_rev

    Un régal la version de Cab Calloway dans les années 30,
    http://www.youtube.com/watch?v=aUtD0xa5RTw

    La version psyché de Eric Burdon & The Animals doit plaire beaucoup à notre ami italien « François » (même genre que les Stones)
    http://www.youtube.com/watch?v=sED6htTHBmo

    La Version de Joe Cocker en 1972 (une de mes préférées que j’avais d’ailleurs fait figurer dans l’article, j’adore sa voix éraillée…)
    http://www.youtube.com/watch?v=luy1cmbQjBw

    La version de Josh White (j’adore avec BBB c’est à notre avis 2 des meilleures versions (blues)) de Saint James infirmary
    http://www.youtube.com/watch?v=nx_9DYpQX_Q&ob=av2n

    Colette MAGNY accompagnée par la Trompette bouchée jazz, excellent !
    http://www.youtube.com/watch?v=Oys7yib2msk

    DELLA REESE (bon piano blues) version que nous ne connaissions pas, excellente.
    http://www.youtube.com/watch?v=UNGuMBVXy4s

    J’ai adoré aussi la version de Don PARTRIDGE et de GEORGIE FAME (bon piano blues)

    Et cette version + jazz qui devrait te plaire Jacques :
    Grumeurs Jazz Band
    http://www.youtube.com/watch?v=1d6bSF6vQ44

    et celle-ci au piano que j’aime beaucoup :
    http://www.youtube.com/watch?v=3kY4sqoUBeM&feature=results_video&playnext=1&list=PL8DE3A8DE22EE5BC6

    Sinon, merci à Eddy Mitchell et Joe Dassin qui nous rappelé qu’il existait d’autres versions ……

    Attention Jacques, Patrice nous espionne, il cherche de son côté ….

  7. Christine♬♡ a écrit:

    Pour te remercie de ta participation active Jacques, voici un petit texte de notre ami Pierre DESPROGES, tiré de son petit livre : « Vivons heureux en attendant la mort »
    Chapitre plume :
    où l’auteur, se prenant pour un écrivain malgré les conseils de son médecin qui lui avait ordonné d’arrêter le picon-bière au rhum, oublie de plus en plus sa mort inévitable en flatulant sans retenue dans la littérature des uns, des autres, et même des militaires..

  8. Christine♬♡ a écrit:

    Voilà les 4 versions que nous propose Patrice :

    Snooks Eaglin
    http://www.youtube.com/watch?v=auOtBvCVfG4

    Earl Hines: St James Infirmary Blues
    http://www.youtube.com/watch?v=Wuc0h7z6oB0

    Voici une superbe version de ce blues classique chanson R & B par Artie Shaw avec Hot Lips Page fournir d’excellents voix (1941)
    http://www.youtube.com/watch?v=90cmsYFGpqg

    D’ixie et d’ailleurs – Saint James Infirmary
    http://www.youtube.com/watch?v=tQzrIBoMRg4

  9. Jacques a écrit:

    Bon choix, mais il y a tellement de bonnes versions comme Cisco Houston, Satchmo, Joe Coocker et même Hugh Laurie…

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