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la Cigale et la Fourmi, autre version …

Article publié le 8 juillet 2016 | Laisser un commentaire.

Christine ♫☼💕💋A l’occasion de l’anniversaire de la naissance et en hommage à Jean de la Fontaine, né le 8 juillet 1621, je vous présente une autre version de la fable « la Cigale et la Fourmi, voici les paroles :


La cigale et la fourmi
Se sont connus quand y’étaient p’tits
Chantaient en duo sur les feuilles vertes
Rêvaient de faire des shows pis des cassettes

Ils s’étaient fait un camp en haut d’un tremblent
En cure-dents pis en lacets
Sans s’douter qu’avant l’adolescence
La vraie vie les séparerait

La cigale venait d’une famille bohème
Mère effeuilleuse, père inconnu
Qui s’étaient connus dans un plat de fines herbes
Pour finir en histoire de cul

Sa mère disait : pas besoin de grand-chose
Pour être simplement heureux
S’faire une maison au creux d’une rose
Pour être à l’abri quand il pleut

Pis il suffit de chanter
Pour passer le temps
Pis croire que tout peut arriver
Si tu y crois vraiment

La fourmi, de son côté
Venait d’une famille d’ouvriers
Qui avait connu la grosse misère
Mais c’t’ait fini, disait son père

J’veux pus qu’tu fréquentes les cigales
C’est du p’tit monde qui font rien de bon
Se prélassent le jour sur des pétales
Au lieu de faire des provisions

Pis y font juste chanter
Pour passer le temps
Au lieu de travailler
De prendre des REER pis des placements

Ainsi leur route est devenue deux sentiers
Deux vies, deux mondes pis deux quartiers
La cigale appelée par le grand air
La fourmi par la fourmilière

Comme partout, le temps a fondu
Chaque jour comme une année
Et quand l’automne est apparu
La cigale a cogné sans retenue

J’gage que t’as juste chanté
Pour passer le temps
Dit la fourmi endoctrinée
Par le faux pouvoir de l’argent

Ben traite-moi de sans-coeur si tu veux
Mais t’auras rien de mes provisions
Même si j’en ai assez pour deux
Là, paye pour tes rêves pis tes chansons

J’pense qu’on s’est mal compris
Dit la cigale à la fourmi
Chu pas venu pour te quêter d’la bouffe
Mais pour te dire que je prends la route

Hier au cabaret du Marais
René L’Ange-de-l’Île m’a découvert
J’te dis pas ça pour faire mon frais
Mais astheure y gère ma carrière

La fourmi lui dit de sa voix noire
Si tu vois Jean de La fontaine
Envoie-le donc promener de ma part
Sa fable, elle valait pas cinq cennes

J’aurais tant voulu chanter
Pour passer le temps
Ou juste t’accompagner
En duo comme dans le temps

Au lieu d’ça, j’suis prisonnier
D’la prison que j’me suis bâtie
Le seul rêve qui reste à ma portée
C’est d’être une fourmi dans Loft Story.

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